
Elle peut aussi faire saillie sous le bord libre de la membrane nictitante, c'est la « luxation de la glande de Harder ». Signes cliniques: Elle apparaît alors comme une masse oblongue, rouge, s'accompagnant de larmoiement et d'une gêne modérée.
La glande nictitante (improprement mais communément appelée glande de Harder)
est située à la face cornéenne de la troisième paupière.
Il s'agit d'une glande lacrymale accessoire.
Glande lacrymale produisant environ 30% des larmes.
LE PROLAPSUS
DE LA GLANDE NICTITANTE (luxation de la glande de Harder)

Un consensus s'est développé depuis quelques année en ophtalmologie vétérinaire :
il ne faut pas, en cas de prolaspsus, réséquer la glande nictitante au risque de voir apparaitre un Kératite. Il convient de préserver au maximum cette glande par des techniques chirurgicales de remise en place. C'est une affection fréquente chez le jeune animal, avec une prédisposition marquée chez certaines races, comme le cane corso. Improprement appelée « glande de Harder», cette affection se traduit par l'apparition, au niveau de l'œil, d'une masse arrondie et rouge à l'angle interne. Il est possible, par un mouvement de doigts, de remettre cette glande en place mais on remarque qu'elle a tendance à réapparaître et la question du traitement à entreprendre peut se poser.
Deux
techniques sont
aujourd'hui pratiquées avec des résultats
identiques.
TRAITEMENT
:
Traitement
médical :
Les
collyres
anti-inflammatoires antibitiques ne font que réduire dans
certains cas la taille de la glande mais ne permettent pas sa mise en
place ; ils sont donc palliatifs mais en aucun cas curatifs.
Traitement
chirurgical :
Il
est acquise que la
glande nictitante intervient pour 20 à 60 % dans la
secrétion de la phase acqeuse des larmes et, chez des races
prédisposées (dont notre bouledogue fait partie)
elle peut provoquer une insuffisance lacrymales se manifestant
plusieurs années après l'intervention.
Une
étude
menée a permis de mettre en évidence que, en cas
d'exérèse (ablation), presque la
moitié des chiens va présenter une insuffisance
lacrymale contre seulement 14 % chez un chien pour lequel la pratique
de l'enfouissement aura été
préférée.
Il
est donc clair que
le traitement chirurgical de choix est la remise en place de la glande
nictitante.
On
distingue
1)
la technique de
fixation au périoste
2) la technique par enfouissement
dans
les deux
techniques, un traitement antibiotique est instauré pendant
quelques semaines.
Ces
deux techniques
donnent sensiblement les mêmes résultats,
à savoir 75 à 79 pour cent de
résultats satisfaisants.
Il
semble toutefois
que dans les races brachycéphales comme le bouledogue ainsi
que dans les races de petit format, la technique par suture au
périoste orbitaire (tour de l'oeil) donne de meilleurs
résultats alors que chez les races molossiïdes, la
technique par enfouissement soit préférable.
Dans
tous les cas,
l'avis est unanime pour constater une diminution de la
mobilité de la membrane nictitante quelque soit la technique
utilisée.
















